Communication commune à la plateforme intersyndicale (CFTC, CFDT, CGT, FO, SAP Téléassurances…).
Réunion de négociation du 18 mars.
La direction confirme sa proposition initiale (1,5% avec un plancher de 550€ brut). Elle dit qu’elle accoredra de manière unilatérale ces mesures à effet du 1er mars.
Nous lui rappelons que, depuis le départ, ces propositions sont insuffisantes et que par deux fois un grand nombre de salariés se sont mis en grève pour exprimer leur désaccord. Se mettre en grève n’est pas un acte anodin ! Elle minimise nos arguments en soulignant que le nombre de grévistes ne représente qu’une minorité. Elle fait un calcul plus que contestable dans la mesure ou elle inclut comme non grévistes les personnes non planifiées ou absentes (dont, les arrêts pour maladies, les arrêts pour “maternité”, etc…), les plus hauts responsables.
Il n’y a donc pour elle aucune raison de tenir compte des revendications car elle considère que le nombre de grévistes n’est pas significatif.
Aux yeux de la direction, les grévistes sont ils aussi insignifiants ?
La direction a fermé les négociations en expliquant qu’à ses yeux, rien ne justifie une reconnaissance supplémentaire à ce qu’elle donne cette année. Elle considère que les primes (d’intéressement, de participation, de performance) suffisent à reconnaître notre implication au quotidien. Elle ajoute que des efforts sont permanents sur le statut et l’accord ARTT depuis 9 ans.
La réalité est que cette année tous les salariés (grévistes et non grévistes perdent entre 200€ et 400€ nets sur la prime de participation comparé à l’an dernier).
Nous demandons une prime de reconnaissance pour l’implication de tous et les excellents résultats 2008. Cette prime peut être versée à tout moment, y compris en dehors du contexte des négociations.
L’intersyndicale confirme la reprise du débrayage.
Votre participation sera déterminante
Vendredi 20 mars entre 9 heures et 11 heures
N.B.: nous rappelons que le droit de grève est un droit constitutionnel. Aucune entrave à l’éxercice de ce droit ne doit être tolérée. Les salariés peuvent décider au dernier instant de rejoindre le mouvement : il n’y a pas de préavis à donner. L’encadrement n’a pas à éxiger d’une personne de lui dire ses intentions de suivre ou pas la grève, ni les raisons qui lui sont propres. Les syndicats invitent tous les salariés qui ont subi ou subissent des pressions, qu’elle qu’en soit la forme (convocation, discours et actes antisyndicaux, blocage de la communication syndicale, menaces, etc…) de le signaler à leurs représentants du personnel.

